vendredi 10 décembre 2010

Être sensibilisé à la maladie d’Alzheimer, où est le ridicule ?

Suite à l'article paru dans l'édition Ouest-France Sud-Loire du 9/12/10, Vous retrouverez ci-dessous notre texte , sorte de "Droit de réponse" à la municipalité de Saint Sébastien.


CAP à gauche exerce son droit de réponse au mot de la majorité paru dans le magazine de Saint-Sébastien-sur-Loire n° 107 de novembre-décembre 2010. Dans son mot, la majorité municipale et Monsieur le Maire écrivent:

« Faire croire que nous avons attendu une quelconque conférence (organisée par une association à caractère politique) pour nous mobiliser en faveur des malades et de leurs aidants, frise le ridicule… Notons que la ville apportera une participation financière de 170 euros à chaque réunion mensuelle ! »


Caractériser de « quelconque » une réunion d’information qui a rassemblé plus de 60 personnes à Saint-Sébastien, le samedi 14 novembre 2009, en présence du président de l’association « France Alzheimer 44 », association à laquelle la municipalité fait appel aujourd’hui, témoigne une fois de plus du mépris affiché par l’équipe municipale pour le travail mené par une association citoyenne. En effet, depuis plusieurs années, CAP à Gauche réfléchit aux différents aspects de la vie dans la cité, ce qui… « quelle horreur ! » … en fait son caractère politique.


Lors de cette réunion, les familles ont pu exprimer la souffrance qui envahit le malade et son entourage ; la difficulté à accepter la maladie quand le diagnostic est posé. Plongées dans le désarroi, de nombreuses familles ne savent pas à qui s’adresser pour trouver d’abord un soutien mais aussi pour faire face et les guider dans les diverses démarches administratives et financières. Or, aucun élu de la majorité n’était présent à cette conférence et à cette date (novembre 2009) aucune proposition concrète n’avait été émise par la mairie pour pallier à cette absence de lieu d’accueil et d’information sur la ville. Pourquoi alors dédaigner et dénigrer cette initiative, le conférencier et les habitants en recherche de soutien ? La maladie d’Alzheimer pose à notre société des problèmes nouveaux que les collectivités locales doivent prendre à bras le corps. Aussi, plutôt que de rejeter les diverses initiatives locales, quel que soit leur initiateur, la municipalité n’aurait elle pas dû chercher à fédérer les énergies ?


Aujourd’hui, Saint-Sébastien offre aux familles 2h30 par mois d’écoute et d’échanges. C’est un premier pas dont on ne peut que se réjouir, mais bien insuffisant aux regards des attentes et des problèmes des familles. Pour celles-ci, la maladie c’est du 100 %, tous les jours et à toutes heures. On nous dit avoir réfléchi de longue date (depuis 2006 a-t-il été rappelé au conseil municipal)… tout ça pour ça !!! 170 euros par mois soit 2 040 euros par an plus une subvention de 300 euros sur un budget primitif 2010 de 34 833 355 euros. Quelle prise en charge !!!


Lors de cette « quelconque » conférence, plusieurs familles avaient témoigné de la nécessité de disposer d’un lieu d’accueil, d’écoute et de soutien permanent lorsque le diagnostic de la maladie est prononcé. À plusieurs reprises, il a été signalé l’importance d’une structure telle qu’un CLIC (Centre local d’information et de coordination). Ce type de structure, financée en partie et gérée par le département, peut répondre à ces attentes et est souvent la solution adoptée par de nombreuses communes voisines comme celle de Vertou. Axés sur la maladie d’Alzheimer, ces lieux mènent aussi une action plus large sur tous les problèmes du vieillissement et de la dépendance.


Un CLIC, pour l’instant refusé par la mairie, un développement plus conséquent d’une Halte-Relais sont-elles des propositions légitimes ? L’engagement des citoyens, même de sensibilités reconnues différentes de la municipalité, doit-il être systématiquement ignoré ? L’engagement de tous est le véritable moteur d’une démocratie participative ; n’est-ce pas là en contradiction avec les discours et les souhaits affichés de notre municipalité ?

vendredi 19 novembre 2010

La légion d'honneur de M Guerriau est elle vraiment à son honneur ?


Tout le monde aura pu apprendre, par les journaux locaux ou le magazine municipal, que notre maire a été décoré de la légion d’honneur, par le premier ministre, en personne, à Matignon.
D’aucuns apprécieront, en estimant, que le prestige de cette décoration rejaillit sur la commune toute entière. D’autres se gausseront du goût immodéré du maire pour les médailles, en se souvenant du ridicule de ces généraux soviétiques tellement décorés qu’ils se prenaient les pieds dedans…

Mais, l’événement mérite d’être vu sous un autre angle, celui de la citoyenneté, dont notre association a fait son objet.
En effet, depuis le début de l’année 2010, un certain nombre de personnalités, qui se sont illustrées notamment dans le journalisme, la recherche ou les causes caritatives, ont décidé, publiquement, de refuser la légion d’honneur, que le pouvoir sarkoziste entendait leur attribuer pour récompenser leur engagement.
Ainsi, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France a déclaré qu’il ne pouvait accepter une distinction de la part d’un gouvernement « ..dont tout me sépare radicalement et dont la politique adoptée à l’égard de l’Education Nationale et de la question des services publics en général me semble particulièrement inacceptable. »
Ainsi encore, le médecin Anne Marie Gouvert, responsable de missions humanitaires au Kurdistan, au Rwanda et au Sud Liban, qui a refusé la distinction pour protester contre la vague répressive et les expulsions de Roms cet été et ainsi pouvoir « rester la tête haute ».
Ces exemples s’inscrivent dans un mouvement qui prend de l’ampleur où des citoyens assument pleinement leur citoyenneté en refusant une distinction, pourtant pleinement méritée, pour protester contre un gouvernement qui remet en cause les fondamentaux républicains de l’école, de la santé, de la retraite, des services publics et qui conduit, à l’égard des Roms, une politique discriminatoire qui a valu à la France d’être mise à l’index par l’union Européenne.

Le maire de Saint Sébastien, lui, a accepté cette distinction, sans apparemment aucun problème de conscience. C’est son droit, mais qu’en est il de la justification de cette médaille ? Selon le premier ministre qui la lui a décernée, elle vient couronner « Une carrière exemplaire doublée d’un engagement politique innovant et humaniste » …
Humaniste ? Diantre ! Un homme qui ferme le centre socio culturel René Couilleau sans aucune explication crédible, en privant les sébastiennais, notamment les plus modestes des services qu’il leur offrait (et au passage des subventions que le conseil général et la CAF lui versaient) en désavouant les responsables bénévoles qui le faisaient vivre et surtout, en mettant au chômage les sept salariés qui s’étaient dépensés sans compter, salariés toujours au chômage avec les drames familiaux que l’on peut imaginer derrière ! Quel drôle de conception de l’humanisme !
Il est vrai toutefois, que sur l’engagement politique innovant, notre maire a été très innovant, puisqu’au niveau des élections municipales, il proclame la main sur le cœur qu’il est apolitique, pour pouvoir se faire élire par les Sébastiennais, puis se présente « sans étiquette » aux élections du Conseil général pour rejoindre immédiatement les rangs de l’opposition UMP, divers droites, puis enfin devient, en catimini, le responsable départemental du Nouveau Centre, parti qui soutient activement le gouvernement actuel et sa politique. En ce sens il a certainement mérité amplement d’être décoré en personne par le premier ministre dans les lustres de Matignon…

Il reste pour nous que tout cela ne correspond pas à notre idée de la citoyenneté. Il n’est pas très citoyen en effet de cacher son appartenance politique pour se faire élire. Il n’est pas très citoyen de cacher à ses concitoyens que l’on soutient activement une politique qui remet en cause les fondamentaux républicains de l’école, de la santé, de la retraite, des services publics..
Mais il n’est pas étonnant alors que ce maire supprime le centre socio culturel René Couilleau, qui représente un de ces services publics qui sont dans le collimateur du gouvernement.

lundi 25 octobre 2010

Décidément CAP à Gauche dérange et est une association à éviter!

Ce mois d'octobre 2010 nous a confirmé que nous n'étions pas les bienvenus à Saint Sébastien sur Loire et que décidément il n'était pas possible d'échanger avec la municipalité. Non seulement, nous devons payer les salles municipales (voir message précédent) mais le 16 octobre dernier, la municipalité qui avait invité tous les présidents d'association à une soirée à l'Embarcadère a "oublié" l'association CAP à gauche. Voulant signaler cet oubli et nous en étonner, nous avons cherché à contacter le cabinet du maire par mail:

de :

"association cap a gauche"


à :

"cabinetdumaire"

date :

07/10/10 20:57

objet :

vie associative


Monsieur le maire,
Monsieur Kerrain,


Mi-juillet 2010, je vous avais envoyé un courrier au nom de l'association Cap à gauche concernant le différend qui nous oppose au sujet de la disponibilité des salles pour notre association à Saint Sébastien sur Loire qui est resté sans suite. Par ce mail, je réitère ma demande pour que cette mesure à l'encontre de notre association soit réétudiée car elle est préjudiciable à nos activités; c'est à dire le débat et l'échange citoyen. Je vous rappelle notre étonnement quand on connaît votre appel à cet engagement citoyen sur la commune.

Par ailleurs, j'ai appris que la soirée des présidents des associations de la ville est programmée le 16 octobre prochain et je n'ai à ce jour pas reçu d'invitation. Sans certitude quant à ma présence à cette soirée, je suis étonné de découvrir que notre association n'est pas considérée comme une association digne de ce nom et qu'elle est mise au ban de la vie associative locale. Cela renforce le sentiment de discrimination très fort évoqué dans nos précédents courriers. Je sais, et nous savons, que nos opinions divergent, cela justifie t-il une telle attitude à notre égard?

Vous remerciant d'avance pour avoir pris le temps de me lire et espérant une réponse de votre part, recevez messieurs, mes respectueuses salutations.

Hervé Camus
Président de Cap à Gauche



Fin de non recevoir brutale comme vous le montre la réponse ci-dessous:


de :

"DRONET Martine"


à :

"capagauche@wanadoo.fr"

date :

11/10/10 08:26

objet :

Non lu : vie associative







Votre message a été supprimé sans être lu le lundi 11 octobre 2010 08:26:56 (GMT+01:00) Bruxelles, Copenhague, Madrid, Paris.




Au delà du mépris ressenti, cette forme de "discrimination" doit-elle nous faire comprendre qu'à Saint Sébastien, c'est à la mairie que l'on décide du bien fondé d'une association et de son existence?
















CAP à Gauche, une association qui dérange?

Il ne fait pas bon vouloir exprimer une opinion à Saint Sébastien sur Loire, d'autant plus si l'on ne s'affirme pas comme un fidèle soutien à Monsieur le maire. Depuis 2008, l'association CAP à gauche "bénéficie d'un traitement particulier" dans la ville car elle doit payer toutes les salles qu'elle souhaite utiliser pour mener à bien ses activités et entre autre l'organisation de débats publics.

Cette mesure n'est-elle pas contradictoire avec la volonté affichée de notre ville de vouloir encourager le débat démocratique et l'engagement citoyen?


C'est ce que nous avons voulu évoquer de nouveau avec Monsieur le Maire dans le courrier ci-dessous. A ce jour, (25 octobre 2010) personne n'a encore trouvé le temps de répondre à ce courrier? Cela pose quelques questions:

  • Quels sont les citoyens qui peuvent s'exprimer à Saint Sébastien?
  • Quel sens donner à la démocratie participative tant encouragée dans notre ville?
  • Pourquoi faut-il payer pour faire connaître nos réflexions et nos propositions?
  • Est-ce le retour d'une démocratie censitaire?

Merci à l'équipe municipale de nous donner quelques éléments de réponse.....


Le 15 juillet 2010

Association « Saint Sébastien, CAP à gauche »


Monsieur le Maire,

A l’occasion de l’attribution des salles municipales 2010/2011, nous souhaitons de nouveau aborder avec vous la gratuité de ces salles pour notre associations. Nous avons pris bonne note du contenu de votre dernier courrier : la délibération du 31 mars 2009 n’a porté, stricto sensu, que sur les subventions aux associations et non sur les prestations en nature, bien que l’annexe 1 Concours aux associations, qui a été examinée lors du Budget principal, budget primitif de l’année 2009 porte sur l’ensemble des concours aux associations, prestations en nature comprises .

Il n’en demeure pas moins que le titre de ce document établit bien les concours aux associations pour l’année 2009 et il semble difficile de soutenir que les prestations en nature n’y sont citées que pour mémoire de l’année 2008, alors que déjà en 2008 vous nous refusiez le bénéfice de ces prestations en nature..

En tout état de cause, le refus, au fond, de nous accorder le bénéfice de ces prestations en nature au motif que nous sommes une « association politique » est inacceptable. En effet vous créez pour les besoins de votre décision une catégorie juridique qui n’existe pas. Nous voyons bien là votre intention de nous assimiler à un parti politique, mais nous récusons cette assimilation. Notre objet statutaire est la promotion du débat citoyen à gauche Nous n’avons, en outre, aucun lien juridique avec un quelconque parti politique. Nous sommes donc bien une association et la seule distinction qu’accepte la loi à l’égard des associations est celle entre les simples associations et les associations d’utilité publique. En vous octroyant le droit de ne pas nous accorder ces prestations en nature, vous vous érigez en censeur de l’objet des associations, ce que la loi ne vous autorise pas à faire, dès lors que leur objet est conforme à l’ordre public et aux bonnes mœurs, à fortiori si celui-ci comme le nôtre relève du civisme.

Au-delà de cette approche juridique, nous constatons que votre pratique au plan politique, est en formelle contradiction avec les intentions que vous proclamez. Ainsi :

- Dans le document publié par la commune cette année sur la démocratie participative vous exaltez en titre le fait d’ « être acteur dans sa ville ». Comment dès lors pouvez vous refuser le bénéfice de moyens que vous accordez aux autres associations à la seule association dont l’objet même est de favoriser directement les conditions pour être acteur dans la ville ?

- Dans la charte du citoyen Sébastiennais, le premier chapitre intitulé « Participons à la vie de Saint Sébastien sur Loire » répond exactement à ce que propose notre association. Et pourtant vous nous privez du bénéfice gratuit de salle pour nous réunir auquel nous pouvons prétendre! Doit on en conclure que vous n’êtes pour la participation à la vie de Saint Sébastien que lorsque cela vous arrange?

Votre position révèle en l’état, une attitude discriminatoire qui ne peut être justifiée. C’est pourquoi, une nouvelle fois nous vous demandons de revenir sur votre décision et d’accorder enfin la gratuité des salles à notre association. En attente de votre réponse, recevez Monsieur le Maire mes salutations respectueuses.

Pour le Conseil d’Administration

Le Président

Hervé Camus

vendredi 17 septembre 2010

Portes ouvertes après portes closes: n'oublions pas comment on a fait "taire" le centre socioculturel René Couillaud

Ce samedi 18 septembre 2010, la "maison des associations René Couillaud" organise une journée portes ouvertes sous l'égide de la municipalité. Derrière les peintures fraiches et le dynamisme affiché, n'oublions pas que la fermeture brutale et autoritaire du centre socioculturel René Couillaud par la municipalité de Saint Sébastien en juin 2009 a été un véritable gâchis. D'une façon toujours incompréhensible, 200 bénévoles, 700 adhérents, 7 salariés permanents et plus d'une dizaine de salariés d'activités se sont retrouvés à la rue. Aujourd'hui, aucun des 7 salariés permanents n'a retrouvé un emploi stable, de nombreuses personnes en difficulté ont perdu leur repère et le hall d'accueil ne résonne plus des nombreux échanges et liens qui s'y créaient. René Couillaud ne serait-il pas devenu une "coquille vide"?
Le lien ci-dessous vous invite à découvrir un petit film pour ne pas oublier:

samedi 11 septembre 2010

Train Alzheimer à Nantes le 18 septembre. Une initiative à ne pas manquer

La commission sociale de CAP à Gauche avait organisé il y a quelques mois avec le concours du président France Alzheimer, une réunion d’information sur la maladie d’Alzheimer réunissant une soixantaine de personnes intéressées ou impliquées dans la maladie. La préoccupation des personnes avait bien montré l’ampleur du problème et les difficultés de sa prise en charge.

Pour faire suite à cette réunion, les membres de la commission souhaitent informer toutes les personnes susceptibles d’être intéressées, du passage du

« TRAIN ALZHEIMER »
le samedi 18 septembre à Nantes

Face au défi que représente la maladie d’Alzheimer, la SNCF et France Télévisions ont décidé de créer le Train contre la maladie d’Alzheimer. Du 7 au 21 septembre 2010, ce 258ème train-expo va sillonner la France.

UN CONVOI EXCEPTIONNEL POUR INFORMER ET SENSIBILISER

Long de 375 mètres (soit près de deux TGV), le Train contre la maladie d’Alzheimer va aborder la pathologie sous quatre aspects différents :

- Comprendre la maladie d’Alzheimer
- Vivre avec au quotidien
- L’implication des aidants
- Le point sur la recherche

Ce temps fort est exceptionnel, il ne faut surtout pas le manquer.

vendredi 2 juillet 2010

Maladie d'Alzheimer: la ville de Saint Sébastien fait un petit pas mais...

Vous lirez ci-dessous un communiqué de presse envoyé aux deux quotidiens régionaux qui n'a jamais été publié.

Le Conseil Municipal réunit le 14 Juin 2010, a voté une délibération concernant une convention avec l'Association France Alzheimer 44 pour la création d'une Halte – relais; lieu de rencontre, d'échange et d'écoute sur la ville de Saint-Sébastien pour les aidants et les malades une demi-journée par mois.

A cette occasion l'association « Cap à Gauche » qui a traité le sujet, le 14 Novembre 2009 lors d'une réunion publique avec le Président de l'association France Alzheimer 44 et 60 personnes sébastiennaises : relève cette première avancée engagée par la ville mais considère qu'elle est insuffisante pour répondre aux préoccupations des familles concernées par cette maladie ou tout autre problème dû au vieillissement et signale la nécessité d'un CLIC (conseil local d'information et de coordination) structure compétente et spécialisée pour répondre aux besoins de la population âgée.

L'expression des citoyens lors de la rencontre de novembre 2009 avait témoigné de l'attente sur notre ville d'un lieu d'accueil permanent et de soutien lorsque le diagnostic de la maladie est posé. L’association Cap à gauche reste donc attentive à la création de ce lieu permanent sur la ville dans les mois à venir.

mardi 29 juin 2010

Le refus de la gratuité des salles pour Cap à gauche

La municipalité a décidé, que notre association ne bénéficierait plus du droit à la gratuité de l’usage de salles municipales, dont peuvent bénéficier toutes les autres associations sébastiennaises. Le motif : nous débattons de la politique municipale... comprenez, que nous ne sommes pas toujours d'accord avec elle, ce qui, pour cette municipalité est insupportable..
Cette discrimination est anti démocratique et inadmissible, nous sommes des citoyens comme les autres, nous avons le droit de nous intéresser à la vie locale et de ne pas être d'accord avec les autorités. Aussi, nous demandons à l’équipe municipale de revenir sur cette décision contraire aux règles démocratiques. Il nous semble symptomatique de s'en prendre à une association dont l’objet même est de développer le débat citoyen, car la démocratie sans débat et sans contradiction n'est qu'une parodie. On doit s’inquiéter pour la démocratie à Saint Sébastien.

L'avis de la chambre régionale de la cours des compte

La presse locale a fait état, cet été, d'un avis de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville de Saint Sebastien. Plusieurs critiques y étaient mises en exergue et notamment une augmentation de 2003 à 2007 des dépenses pour « fêtes et cérémonies» de 88 ,7 %, soit une augmentation de 264 600 € ! Personne n'est contre une certaine convivialité, mais dans ces périodes difficiles il est permis de s'interroger sur une telle explosion des dépenses, notamment lorsque la municipalité tente de justifier la fermeture du centre socio culturel René Couillaud par la nécessité de mieux gérer l'argent public… La question devient accusation, lorsque l’on rapproche cette augmentation, de 264 600 € du montant de la demande de subvention de ce centre pour 2009, soit 185 000 € … Doit-on en conclure que le Centre René Couillaud a été supprimé pour continuer à augmenter les dépenses de festivités de la mairie ? Mais, les journalistes se sont limités aux frais de « fêtes et cérémonies ».
Or, d'autres augmentations méritent pourtant, qu'on s'y attarde. En effet, dans la même période, on constate : une augmentation des dépenses de 42,7% pour « publicité, publications et relations publiques », 208,1 % pour « rémunération d'intermédiaires et honoraires », 93,6 % pour « services extérieurs divers» ! ! ! Ces postes ne sont pas anodins, car ce sont eux qui servent à établir la politique de communication de la ville... Les questions que se pose le citoyen sont alors : qu’est ce que cette politique de communication ? Est-elle réellement dans l’intérêt de la ville et de nous tous , ou dans l’intérêt de l’équipe municipale pour se faire valoir à des fins électoralistes ?

Quel projet de politique socio culturelle globale sur Saint Sébastien sur Loire?

Au Conseil Municipal de décembre 2009, le maire, sans doute pour tenter de reprendre la main, devant une mobilisation sur René Couillaud qui ne faiblit pas, a présenté un projet global de politique pour l’action socio culturelle sur Saint Sébastien. Que trouve t- on dans ce projet ?

Un ensemble de grands principes de l’action culturelle, auquel tout le monde peut adhérer, peut être, parce que de toute façon, si la mairie veut bénéficier des subventions de la CAF et du Conseil Général, (qu’elle a, en partie, perdues avec la fermeture de René Couillaud), elle est contrainte d’adhérer à ces grands principes qui les conditionnent. Mais, si l’on regarde de plus près l’organisation projetée, on remarquera, fait nouveau, la création d’un comité de pilotage de l’action socio culturelle où la mairie est prépondérante et où indirectement elle sera majoritaire. En clair c’est la mairie qui désormais devrait décider. Où sont passées la concertation, la démocratie sociale, la définition avec la population des besoins et des actions propres à la philosophie des centres socio culturels ? N’est-on pas là dans ce qui était notre hypothèse pour expliquer la fermeture du centre René Couillaud : une reprise en main autoritaire de l’action culturelle et sociale, au mépris des besoins réels de la population ?

Un an après: retour sur la fermeture du centre socio culturel René Couillaud




Tous les Sébastiennais ont pu suivre dans la presse le déroulement de cette affaire qui en a laissé plus d’un perplexe. Pourquoi a-t-on fermé cette institution vénérable, créée par la municipalité Verbe, et qui avait largement fait ses preuves, pour la remplacer par une maison des associations ?
La municipalité a invoqué les résultats négatifs d’audits, longtemps tenus secrets, et pour cause puisqu’ils ne contenaient pas de quoi « fouetter un chat ». Elle a aussi invoqué une demande de subvention «exorbitante», en oubliant que cette augmentation répondait à sa propre demande de voir croître les activités sociales et, qu’en tout état de cause, elle avait toute latitude pour la refuser ou en limiter le montant.
Alors pourquoi ?

Au-delà du gâchis social que cela représente (7 salariés sur le carreau, des utilisateurs du centre qui se voient privés de leur activité, des associations qui ne s’y retrouvent plus), la question du pourquoi reste entière.
Pour notre association la réponse doit être recherchée dans ce qu’était ce centre et ce qu’il est devenu. René Couillaud était un « centre socio culturel », c'est-à-dire qu’il avait pour objet de travailler en concertation avec la population d’un territoire donné, pour construire les activités sociales et culturelles dont cette population ressentait le besoin. En clair son propos visait à démocratiser les activités culturelles et sociales, à en faciliter l’accès et à en faire bénéficier le plus grand nombre.
La mairie l’a remplacé par une maison des associations qui, comme son nom l’indique, a pour seul objet d’accueillir les associations déjà constituées. Le message est clair : si les Sébastiennais veulent des activités culturelles et sociales, il leur appartiendra de créer, eux-mêmes, une association à cet effet. On voit naturellement la lourdeur de la chose, l’inégalité et la régression sociales, ainsi que par voie de conséquence le recul démocratique, qu’une telle décision représente.
Certes, il reste encore deux centres socio culturels à Saint Sébastien, mais pourquoi avoir démoli le plus ancien et le plus important en nombre d’adhérents ? Plusieurs indices nous laissent penser que la suppression de René Couillaud n’était que la première étape d’une mise en cause de l’ensemble des centres socio culturels de la commune, et que ce n’est que devant la révolte des Sébastiennais que la mairie a reculé et renoncé à sa politique.
Que cherchait véritablement la mairie ? Faire des économies au détriment du social ? Se débarrasser d’une équipe indépendante, trop indépendante au gré d’un maire qui semble ne connaître que l’allégeance ? Reprendre en main autoritairement l’action culturelle et sociale au seul profit de l’image de la municipalité ?....

Pour mieux connaître Cap à Gauche

CAP A GAUCHE est une association sébastiennaise, créée en 1995. C’est un lieu de débat citoyen, ouvert à tous ceux qui veulent débattre des questions politiques de la vie locale, dans un esprit et des valeurs de gauche. En 2009, par exemple, elle a organisé deux débats publics, l’un sur la notion et l’intérêt des centres sociaux culturels, l’autre sur les conséquences politiques et sociales de la maladie d’Alzheimer.
De même ses commissions ont travaillé à l’approfondissement de sujets d’actualité : transports, urbanisme, culture, social, démocratie participative. Elle n’est en aucune façon un parti politique et elle n’est pas non plus liée à un parti politique en particulier. Il y a un an, la fermeture du centre René Couillaud l’a amenée, par la gravité de ses conséquences, à participer au débat public.
Elle compte désormais informer les Sébastiennais, sous la forme d'une lettre, qui paraîtra en tant que de besoin (et de ses moyens limités), sur les questions d’actualité qui mettent en jeu la citoyenneté et les sujets de fond sur lesquels elle débat.
A travers ce blog, vous pourrez retrouver les articles de la lettre de Cap à gauche mais aussi les textes produits par les différentes commissions et les dates de rendez-vous proposés par l'association .