mardi 29 juin 2010

Le refus de la gratuité des salles pour Cap à gauche

La municipalité a décidé, que notre association ne bénéficierait plus du droit à la gratuité de l’usage de salles municipales, dont peuvent bénéficier toutes les autres associations sébastiennaises. Le motif : nous débattons de la politique municipale... comprenez, que nous ne sommes pas toujours d'accord avec elle, ce qui, pour cette municipalité est insupportable..
Cette discrimination est anti démocratique et inadmissible, nous sommes des citoyens comme les autres, nous avons le droit de nous intéresser à la vie locale et de ne pas être d'accord avec les autorités. Aussi, nous demandons à l’équipe municipale de revenir sur cette décision contraire aux règles démocratiques. Il nous semble symptomatique de s'en prendre à une association dont l’objet même est de développer le débat citoyen, car la démocratie sans débat et sans contradiction n'est qu'une parodie. On doit s’inquiéter pour la démocratie à Saint Sébastien.

L'avis de la chambre régionale de la cours des compte

La presse locale a fait état, cet été, d'un avis de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville de Saint Sebastien. Plusieurs critiques y étaient mises en exergue et notamment une augmentation de 2003 à 2007 des dépenses pour « fêtes et cérémonies» de 88 ,7 %, soit une augmentation de 264 600 € ! Personne n'est contre une certaine convivialité, mais dans ces périodes difficiles il est permis de s'interroger sur une telle explosion des dépenses, notamment lorsque la municipalité tente de justifier la fermeture du centre socio culturel René Couillaud par la nécessité de mieux gérer l'argent public… La question devient accusation, lorsque l’on rapproche cette augmentation, de 264 600 € du montant de la demande de subvention de ce centre pour 2009, soit 185 000 € … Doit-on en conclure que le Centre René Couillaud a été supprimé pour continuer à augmenter les dépenses de festivités de la mairie ? Mais, les journalistes se sont limités aux frais de « fêtes et cérémonies ».
Or, d'autres augmentations méritent pourtant, qu'on s'y attarde. En effet, dans la même période, on constate : une augmentation des dépenses de 42,7% pour « publicité, publications et relations publiques », 208,1 % pour « rémunération d'intermédiaires et honoraires », 93,6 % pour « services extérieurs divers» ! ! ! Ces postes ne sont pas anodins, car ce sont eux qui servent à établir la politique de communication de la ville... Les questions que se pose le citoyen sont alors : qu’est ce que cette politique de communication ? Est-elle réellement dans l’intérêt de la ville et de nous tous , ou dans l’intérêt de l’équipe municipale pour se faire valoir à des fins électoralistes ?

Quel projet de politique socio culturelle globale sur Saint Sébastien sur Loire?

Au Conseil Municipal de décembre 2009, le maire, sans doute pour tenter de reprendre la main, devant une mobilisation sur René Couillaud qui ne faiblit pas, a présenté un projet global de politique pour l’action socio culturelle sur Saint Sébastien. Que trouve t- on dans ce projet ?

Un ensemble de grands principes de l’action culturelle, auquel tout le monde peut adhérer, peut être, parce que de toute façon, si la mairie veut bénéficier des subventions de la CAF et du Conseil Général, (qu’elle a, en partie, perdues avec la fermeture de René Couillaud), elle est contrainte d’adhérer à ces grands principes qui les conditionnent. Mais, si l’on regarde de plus près l’organisation projetée, on remarquera, fait nouveau, la création d’un comité de pilotage de l’action socio culturelle où la mairie est prépondérante et où indirectement elle sera majoritaire. En clair c’est la mairie qui désormais devrait décider. Où sont passées la concertation, la démocratie sociale, la définition avec la population des besoins et des actions propres à la philosophie des centres socio culturels ? N’est-on pas là dans ce qui était notre hypothèse pour expliquer la fermeture du centre René Couillaud : une reprise en main autoritaire de l’action culturelle et sociale, au mépris des besoins réels de la population ?

Un an après: retour sur la fermeture du centre socio culturel René Couillaud




Tous les Sébastiennais ont pu suivre dans la presse le déroulement de cette affaire qui en a laissé plus d’un perplexe. Pourquoi a-t-on fermé cette institution vénérable, créée par la municipalité Verbe, et qui avait largement fait ses preuves, pour la remplacer par une maison des associations ?
La municipalité a invoqué les résultats négatifs d’audits, longtemps tenus secrets, et pour cause puisqu’ils ne contenaient pas de quoi « fouetter un chat ». Elle a aussi invoqué une demande de subvention «exorbitante», en oubliant que cette augmentation répondait à sa propre demande de voir croître les activités sociales et, qu’en tout état de cause, elle avait toute latitude pour la refuser ou en limiter le montant.
Alors pourquoi ?

Au-delà du gâchis social que cela représente (7 salariés sur le carreau, des utilisateurs du centre qui se voient privés de leur activité, des associations qui ne s’y retrouvent plus), la question du pourquoi reste entière.
Pour notre association la réponse doit être recherchée dans ce qu’était ce centre et ce qu’il est devenu. René Couillaud était un « centre socio culturel », c'est-à-dire qu’il avait pour objet de travailler en concertation avec la population d’un territoire donné, pour construire les activités sociales et culturelles dont cette population ressentait le besoin. En clair son propos visait à démocratiser les activités culturelles et sociales, à en faciliter l’accès et à en faire bénéficier le plus grand nombre.
La mairie l’a remplacé par une maison des associations qui, comme son nom l’indique, a pour seul objet d’accueillir les associations déjà constituées. Le message est clair : si les Sébastiennais veulent des activités culturelles et sociales, il leur appartiendra de créer, eux-mêmes, une association à cet effet. On voit naturellement la lourdeur de la chose, l’inégalité et la régression sociales, ainsi que par voie de conséquence le recul démocratique, qu’une telle décision représente.
Certes, il reste encore deux centres socio culturels à Saint Sébastien, mais pourquoi avoir démoli le plus ancien et le plus important en nombre d’adhérents ? Plusieurs indices nous laissent penser que la suppression de René Couillaud n’était que la première étape d’une mise en cause de l’ensemble des centres socio culturels de la commune, et que ce n’est que devant la révolte des Sébastiennais que la mairie a reculé et renoncé à sa politique.
Que cherchait véritablement la mairie ? Faire des économies au détriment du social ? Se débarrasser d’une équipe indépendante, trop indépendante au gré d’un maire qui semble ne connaître que l’allégeance ? Reprendre en main autoritairement l’action culturelle et sociale au seul profit de l’image de la municipalité ?....

Pour mieux connaître Cap à Gauche

CAP A GAUCHE est une association sébastiennaise, créée en 1995. C’est un lieu de débat citoyen, ouvert à tous ceux qui veulent débattre des questions politiques de la vie locale, dans un esprit et des valeurs de gauche. En 2009, par exemple, elle a organisé deux débats publics, l’un sur la notion et l’intérêt des centres sociaux culturels, l’autre sur les conséquences politiques et sociales de la maladie d’Alzheimer.
De même ses commissions ont travaillé à l’approfondissement de sujets d’actualité : transports, urbanisme, culture, social, démocratie participative. Elle n’est en aucune façon un parti politique et elle n’est pas non plus liée à un parti politique en particulier. Il y a un an, la fermeture du centre René Couillaud l’a amenée, par la gravité de ses conséquences, à participer au débat public.
Elle compte désormais informer les Sébastiennais, sous la forme d'une lettre, qui paraîtra en tant que de besoin (et de ses moyens limités), sur les questions d’actualité qui mettent en jeu la citoyenneté et les sujets de fond sur lesquels elle débat.
A travers ce blog, vous pourrez retrouver les articles de la lettre de Cap à gauche mais aussi les textes produits par les différentes commissions et les dates de rendez-vous proposés par l'association .