CAP à gauche exerce son droit de réponse au mot de la majorité paru dans le magazine de Saint-Sébastien-sur-Loire n° 107 de novembre-décembre 2010. Dans son mot, la majorité municipale et Monsieur le Maire écrivent:
« Faire croire que nous avons attendu une quelconque conférence (organisée par une association à caractère politique) pour nous mobiliser en faveur des malades et de leurs aidants, frise le ridicule… Notons que la ville apportera une participation financière de 170 euros à chaque réunion mensuelle ! »
Caractériser de « quelconque » une réunion d’information qui a rassemblé plus de 60 personnes à Saint-Sébastien, le samedi 14 novembre 2009, en présence du président de l’association « France Alzheimer 44 », association à laquelle la municipalité fait appel aujourd’hui, témoigne une fois de plus du mépris affiché par l’équipe municipale pour le travail mené par une association citoyenne. En effet, depuis plusieurs années, CAP à Gauche réfléchit aux différents aspects de la vie dans la cité, ce qui… « quelle horreur ! » … en fait son caractère politique.
Lors de cette réunion, les familles ont pu exprimer la souffrance qui envahit le malade et son entourage ; la difficulté à accepter la maladie quand le diagnostic est posé. Plongées dans le désarroi, de nombreuses familles ne savent pas à qui s’adresser pour trouver d’abord un soutien mais aussi pour faire face et les guider dans les diverses démarches administratives et financières. Or, aucun élu de la majorité n’était présent à cette conférence et à cette date (novembre 2009) aucune proposition concrète n’avait été émise par la mairie pour pallier à cette absence de lieu d’accueil et d’information sur la ville. Pourquoi alors dédaigner et dénigrer cette initiative, le conférencier et les habitants en recherche de soutien ? La maladie d’Alzheimer pose à notre société des problèmes nouveaux que les collectivités locales doivent prendre à bras le corps. Aussi, plutôt que de rejeter les diverses initiatives locales, quel que soit leur initiateur, la municipalité n’aurait elle pas dû chercher à fédérer les énergies ?
Aujourd’hui, Saint-Sébastien offre aux familles 2h30 par mois d’écoute et d’échanges. C’est un premier pas dont on ne peut que se réjouir, mais bien insuffisant aux regards des attentes et des problèmes des familles. Pour celles-ci, la maladie c’est du 100 %, tous les jours et à toutes heures. On nous dit avoir réfléchi de longue date (depuis 2006 a-t-il été rappelé au conseil municipal)… tout ça pour ça !!! 170 euros par mois soit 2 040 euros par an plus une subvention de 300 euros sur un budget primitif 2010 de 34 833 355 euros. Quelle prise en charge !!!
Lors de cette « quelconque » conférence, plusieurs familles avaient témoigné de la nécessité de disposer d’un lieu d’accueil, d’écoute et de soutien permanent lorsque le diagnostic de la maladie est prononcé. À plusieurs reprises, il a été signalé l’importance d’une structure telle qu’un CLIC (Centre local d’information et de coordination). Ce type de structure, financée en partie et gérée par le département, peut répondre à ces attentes et est souvent la solution adoptée par de nombreuses communes voisines comme celle de Vertou. Axés sur la maladie d’Alzheimer, ces lieux mènent aussi une action plus large sur tous les problèmes du vieillissement et de la dépendance.
Un CLIC, pour l’instant refusé par la mairie, un développement plus conséquent d’une Halte-Relais sont-elles des propositions légitimes ? L’engagement des citoyens, même de sensibilités reconnues différentes de la municipalité, doit-il être systématiquement ignoré ? L’engagement de tous est le véritable moteur d’une démocratie participative ; n’est-ce pas là en contradiction avec les discours et les souhaits affichés de notre municipalité ?