mardi 27 septembre 2011

Un débat riche et intéressant autour de la démarche Nantes 2030


Comment agir en citoyen dans une métropole comme Nantes en 2030?

C'est une petite trentaine de personnes qui se sont retrouvées ce jeudi 15/09 autour de l'association CAP à gauche pour réfléchir et débattre de la place du citoyen dans une grande métropole comme Nantes en 2030. Si on peut regretter une participation moyenne en nombre, la teneur du débat et la richesse des échanges ont été de qualité et intéressants.


  • Un état des lieux tout d'abord


  • La première question posée, a été d'interroger le fonctionnement de la démocratie participative aujourd'hui à l'échelle de la métropole:


Un premier constat s'impose quand à la difficulté d'identifier les structures dites de démocratie participative à cette échelle. Une partie de l'assistance a bien connaissance du Conseil de développement mais beaucoup de question autour de cette instance: Comment fonctionne ce conseil? Comment est-il constitué? Qui peut y participer? Quels sont ses objectifs, ses missions? Ce conseil est au final vu comme peu abordable et encore trop institutionnel (associations reconnues et désignées, grandes institutions économiques ou sociales...)


Aussi est soulevé le besoin de transparence et d'informations au niveau de l'agglomération. Les débats portés par la métropole sont jugés trop loin du citoyen. Les questions étudiées, les choix et décisions prises sont souvent peu connus: De quoi discute t-on à Nantes métropole? Quels sont les choix à faire? En fait, les enjeux restent trop souvent inconnus du citoyen.


  • Un deuxième constat a été de dire que la démocratie participative est plutôt vécue à l'échelle des communes

Mais chacune à son propre fonctionnement, sa propre pratique. On peut retrouver des instances similaires ou qui se ressemblent mais il existe encore une très forte variabilité. De plus, ces instances sont trop souvent contrôlées par les municipalités (mode de désignation, choix des thèmes etc...) Ce manque d'unité sur l'agglomération ne facilite pas ensuite une expression citoyenne « commune » à l'échelle de la métropole.


  • Enfin, le phénomène de la pétition s'accroit dans beaucoup de villes


Cette multiplication des pétitions, souvent en désaccord avec un aménagement, révèle « le manque de démocratie participative » et souligne cette « démocratie d'opposition ». Deux réflexions alors autour de ce phénomène:

  • Ces démarches soulignent le souci individuel au dépend d'une pensée plus collective, de l'intérêt général

  • et surtout, l'échec des instances participatives et/ou le manque d'espace de parole et de concertation.

A partir de ces premiers constats, il a été intéressant de re-situer ce qui pouvait être attendu d'une démocratie participative


  • Quelle idée de la démocratie participative? Quelle place pour le citoyen?


  • Démocratie participative et démocratie représentative


Si la démocratie participative permet bien au citoyen de s'exprimer avant la décision, c'est par la démocratie représentative et par l'intermédiaire de l'élu que se prend la décision. Aussi c'est dans la relation entre ces deux moments, ces deux temps que l'on peut mesurer l'état de la démocratie. Aujourd'hui, on assiste au développement d'une tendance privilégiant le duo élu/expert ou technicien qui ne laisse pas ou peu de place aux citoyens. Ce phénomène est ressenti encore plus fort à l'échelle de la métropole où le technicien semble même parfois dépasser l'élu.


  • D’où la nécessité de donner de l'information, de créer et de provoquer de la rencontre pour permettre du débat et de la confrontation avant la décision (évitant ainsi le recours à « la pétition d'opposition »)


  • A quelle échelle favoriser la parole du citoyen?


Dans l'assistance, la notion de « quartier » semble importante; celle ci peut être vécue sous forme de village comme à Vertou ou par un attachement à un quartier bien identifié comme c'est le cas dans certains quartiers de Saint Sébastien. L'échelle du quartier reste donc la plus pertinente pour mobiliser les habitants


Ensuite en fonction du contenu du débat et de l'enjeu, la réflexion et la concertation doit être étendue. Une question d'aménagement de transport inter-urbain par exemple, peut se débattre pour partie à l'échelle du quartier (entre autre les impacts sur le quartier) mais c'est à une échelle plus importante que doit se mener la réflexion.


  • A partir de ces échanges, se pose alors la question du lien avec Nantes métropole et des élus qui y siègent


  • L'élu, au cœur du bon fonctionnement de la démocratie participative:


Si la démocratie participative est affaire de proximité, la gestion d'une métropole de type Nantes est de plus en plus complexe même pour les élus qui peuvent parfois se décharger sur les services et les techniciens. C'est pourquoi, s'inscrire dans une démarche de démocratie participative nécessite de la part de l'élu de dégager du temps disponible tant pour faire passer l'information à ses concitoyens, pour rendre les dossiers d'experts compréhensibles que pour être à l'écoute des attentes , de la parole et des souhaits des habitants.


  • L'élu est la clé de voute du trio expert/technicien, élus et citoyens. Une réflexion s'engage alors sur les modes d'organisation d'une démocratie participative à l'échelle de la métropole.


  • Comment faciliter l'action du citoyen à l'échelle d'une métropole comme Nantes en 2030?


  • Quels élus au niveau de la métropole?


Faire de la démocratie, une démocratie vivante et participative exige de la part des élus une véritable écoute et donc une disponibilité. La réflexion s'engage alors dans la salle sur la volonté politique et sur la nécessaire remise en cause du cumul des mandats.


Par ailleurs, le mode de désignation des élus au conseil de Nantes Métropole ne doit-il pas être discuté. D'autant plus que s'annonce une réforme territoriale renforçant les compétences des métropoles. Aujourd'hui, le conseil de Nantes Métropole est désigné par le biais de l'élection municipale et donc au « suffrage indirect »; il apparaît alors nécessaire de clarifier ce mode de désignation: au minimum que cette désignation soit rappelée lors du scrutin municipal soit que les équipes en lice se positionnent sur leur projet métropolitain. Dans tous les cas, il faut en finir avec le discours « ce n'est pas nous, c'est Nantes Métropole » et avoir des élus capables de rendre des comptes sur leur action métropolitaine.


  • Pour une démocratie participative plu efficace


Il est nécessaire de favoriser l'expression du citoyen quel qu'il soit. Cela passe avant tout par une éducation à la démocratie participative et à la vie associative mais aussi par le besoin de créer du temps de parole et des espaces pour que puisse s'exprimer cette parole. Sans en faire l'outil ultime, se pose la question de la place des nouvelles technologies dans ce dispositif.


Enfin comment permettre à tous de participer?

Constatant la composition par âge et par CSP (catégories socioprofessionnelles) de l'assistance présente à notre réunion-débat s'est posée la question des modes d'organisation de la démocratie participative. L'organisation de « la traditionnelle réunion publique » ne semble pas convenir aux plus jeunes qui ne sont pas pour autant désintéressés par l'action citoyenne. Comment amener une génération , plus que nous adultes, concernée par l'horizon 2030 à s'emparer de ce débat.Il semble toutefois que collèges et lycées peuvent être également des lieux de réflexions, débats et de formation d'esprits critiques pour permettre l'expression des plus jeunes.


De même comment assurer une plus grande expression des femmes? Enfin comment rendre la parole aux catégories sociales les moins armées et peu impliquées dans ces démarches. Il faut être plus imaginatif pour favoriser toutes les paroles et ce en redonnant sa place à une culture plus active et moins consumériste par le biais des centres socioculturels et des organismes d'éducation populaire qui bien qu'un peu malmenés ces dernières années restent des outils toujours d'actualité et « modernes ».





Ce compte-rendu a été réalisé par le groupe de travail « démocratie participative » de l'association Saint Sébastien CAP à Gauche. Il présente et met en forme les grands thèmes abordés en cherchant à tenir compte le plus possible des différentes interventions .

dimanche 4 septembre 2011

CAP à Gauche invite à débattre de "ma ville demain"



Comment agir en citoyen dans une métropole comme Nantes en 2030 ?


Jeudi 15 septembre 2011


20 h


Salle du Centre social du Douet


L’association Saint-Sébastien CAP à Gauche, attachée à l’idée de « citoyen acteur » organise une réunion publique dans le cadre de la démarche « Ma Ville demain » initiée par Nantes Métropole et coordonnée par l’AURAN.


L’association souhaite ainsi réfléchir à la place de chacun dans une cité qui évolue, quelles sont les possibilités d’exercice de la démocratie participative et à quelles échelles ?


Lors de cette soirée, l’association souhaite contribuer à la démarche « Ma ville demain » en faisant entendre les idées, les craintes et les propositions des habitants face aux évolutions et aux enjeux de demain et d’apporter nos contributions à un nouveau projet de métropole.



Venez nous rejoindre nombreux

jeudi 16 juin 2011

A mi-mandat, quelle a été et quelle est la politique socioculturelle de la municipalité de Saint Sébastien sur Loire?

Deux années après la fermeture du centre René Couillaud,Quelle politique socioculturelle à Saint Sébastien sur Loire ?


Il n’a échappé à personne, dans le n° 109 de mars/avril 2011 du magazine municipal de Saint Sébastien sur Loire, que Monsieur le maire et son équipe à l’occasion d’un premier bilan de mi-mandat font de la fermeture de centre socioculturel René Couillaud un « plus » significatif des actions menées sur notre commune. Choqués par de tels propos, nous souhaitons rappeler quelques vérités.

« Nous avons ouvert un pôle musiques actuelles » nous dit on. Faux Monsieur le maire ; nous rappelons que ce pôle était une des activités phares du centre René Couillaud avec plus de 100 participants à la fermeture. Pourquoi ne pas le reconnaître et s’approprier le fruit du travail de l’équipe des permanents et bénévoles de René Couillaud dont vous vous êtes si violemment débarrassés

« Nous avons crée une maison des associations » déclare le maire. Oui, certes, mais en détruisant un centre socioculturel. Cette maison peut elle remplacer la richesse et la vie de la précédente structure ? Un centre de plusieurs salariés animateurs, où plus de 100 bénévoles donnaient de leur temps et de leur enthousiasme est aujourd’hui devenu un pôle administratif pour association. La maison des associations n’est plus un centre de rencontre; d’ailleurs, son hall, point névralgique du point AIR est désormais lieu d’évacuation. Tout un symbole. Aujourd’hui la richesse des activités du point AIR (Accueil Information Rencontre) manque cruellement sur notre commune ; où peuvent se retrouver dorénavant les personnes en difficultés ?

Il annonce « le recrutement d’un médiateur socioculturel ». Mais cette annonce ne peut nous faire oublier les licenciements des 7 salariés permanents du centre, suite aux désengagements de la municipalité. Dans le contexte de crise d’aujourd’hui, il convient de rappeler qu’aucune de ces personnes n’a retrouvé un emploi stable

Toujours dans ce même bulletin, dans son «mot de la majorité», la municipalité rappelle son soutien aux centres socioculturels tant financier que par la création du médiateur qui marque sa confiance envers ces centres. Pourtant, ces dernières semaines, le malentendu perçu autour de l’action des centres socioculturels auprès des jeunes questionne sur le partenariat entre ces derniers et la municipalité. On peut s’interroger sur le fonctionnement du comité de pilotage mis en place après les disparitions de Trioplus et du centre René Couillaud ?


En résumé,


À quoi a servi la fermeture du Centre socioculturel René Couillaud?

Qu’en est-il des besoins sociaux auxquels répondait ce centre?


Ces dysfonctionnements, cette «navigation à vue» et ces hésitations laissent à penser que la municipalité n’a toujours pas de projet socioculturel clairement défini pour Saint Sébastien sur Loire.

lundi 4 avril 2011

L’assemblée générale de l’Association ST SEBASTIEN CAP A GAUCHE s’est tenue le SAMEDI 29 JANVIER 2011

au Centre Social Jean Macé.

Dès l’abord de cette réunion, un constat s’impose, notre association se porte bien : une trentaine de participants à la réunion sur une quarantaine d’adhérents, un flux modeste mais certain de nouvelles adhésions, des commissions qui fonctionnent et produisent, l’organisation de débats publics de qualité, une expression publique qui commence à s’affirmer. Certes nos finances sont précaires car, la politique discriminatoire de la mairie à notre égard, qui nous impose de payer au prix fort les salles dont nous avons besoin, pompe l’essentiel de nos modestes ressources, mais notre activité ne s’en trouve que plus fortement motivée et se développe. On trouvera ci-dessous les moments forts de l’assemblée générale.



I- LE RAPPORT MORAL CAP A GAUCHE 2011


Quelques rappels : Cap à gauche est une association de citoyens, qui est née en 2001, suite à la défaite de la gauche aux élections municipales de St Sébastien. Elle a été composée, dès le départ, par des individus adhérents ou non à un parti politique, mais, il est vrai souvent, engagés dans la vie associative ou professionnelle. Aujourd'hui, un certain nombre de ses fondateurs sont partis, d'autres sont restés, qui ont pu avoir des mandats municipaux ou qui en ont brigué; mais ce qui nous réunit est cette envie et cette volonté d'être des Citoyens Acteurs Politiques, attachés à une démocratie que nous qualifierions de vivante ou de participative (c'est le mot en vogue).

Les échanges, les réflexions que nous menons au sein de l'association, sont souvent riches de la diversité de ses membres et différents de ce qui se fait dans les partis (bien que reconnaissant le besoin et le travail de ces partis) Nous tenons à garder notre autonomie, ce qui ne veut pas dire que nous ignorons et n'avons aucun contact avec les partis et les élus de l’opposition. (Ce fut le cas le 15 octobre dernier). Cet ensemble de principes est notre « marque de fabrique », notre spécificité. Or, depuis la dernière élection municipale de 2008, la municipalité, une fois réélue, a changé le mode d'attribution des salles aux associations en créant une catégorie "association politique" à laquelle est refusée toute gratuité des salles municipales. A ce jour, seule notre association est visée par cette décision. Nous avons cherché dans nos dialogues avec la municipalité à faire comprendre que faire de la politique est l'affaire de tout un chacun et que celle-ci n'est pas seulement "partisane". D'autre part, nous revendiquons le droit de "faire de la politique" dans une ville où les élus majoritaires se disent le plus souvent apolitique voire même revendiquent de ne pas faire de politique. Ce dernier point nous semble étonnant dès lors que l'on s'engage sur une liste aux élections et pour diriger les affaires de la "cité". Être à la tête d'une ville ne peut pas se limiter à sa simple gestion; il doit bien y avoir un sens politique à l'action engagée. L’année 2010 a donc été marquée par notre désir de faire vivre cette démocratie et la difficulté à mener à bien ce projet.

S’il est vrai que le premier "acte" démocratique est le vote et l'élection, (jamais nous n'avons remis en cause la légitimité de l'équipe municipale élue), la démocratie, c'est aussi la liberté d'expression, l'accès à l'information; élire une équipe n'est pas non plus lui donner "carte blanche", car elle doit être capable d'expliquer son projet, et si possible de le faire partager au plus grand nombre, ainsi que d'écouter les besoins de ses habitants et d'y répondre, dans la mesure de ses possibilités et de ses convictions. Pour nous, le strict minimum est qu'il y ait débat. Or, dans cette ville où depuis des mois on affiche une volonté de démocratie participative, de citoyens acteurs (voir charte du citoyen), cela ne se conçoit qu'à l'intérieur de "structures", très fermées, mises en place par la municipalité. On a même pu constater en fin d’année, à propos de la maladie d’Alzheimer, le refus de reconnaître les apports de notre association, pourtant repris par cette municipalité, au débat en cours.

Ce tableau a été une nouvelle fois dressé, pour comprendre et expliquer les choix stratégiques faits par le CA depuis notre dernière AG où ces questions avaient été abordées à l’occasion du nom de notre association. Plutôt que de changer celui-ci, nous avons opté d’abord pour plus de visibilité sur la commune par l’intermédiaire d’une lettre tract distribuée à plus de 10000 exemplaires. L’objectif était à la fois de répondre aux retours d’habitants qui, parfois, nous disent : « Cap à gauche : pas entendu parlé», donc d’élargir nos réseaux et aussi d’être plus offensif, face à une municipalité où nous ne nous retrouvons pas. Ce projet un peu fou, nous à coûté cher (et Marie y ferra sans doute allusion tout à l’heure) mais il a relancé une dynamique au sein du CA et surtout souligné le besoin de communiquer. Ainsi, depuis juillet notre blog est lancé et régulièrement alimenté ; il permet à chaque commission de faire part de ses travaux et aussi de palier au manque de réactivité et à la difficulté de faire passer des choses dans la presse. Quand c’est le cas (cf. communiqué Alzheimer), il est un bon complément pour accompagner l’actualité. C’est surtout un élément pour alimenter le débat sur la ville et essayer de la sortir de sa torpeur et du satisfécit ambiant. A chaque nouveau texte, chacun est invité à faire passer le lien sur St Sébastien et ailleurs. Depuis qu’il est réactivé, le blog est régulièrement visité. Cela ne peut pas être suffisant car ces moyens ne nous permettent pas de toucher le plus grand nombre. Une grosse partie de notre budget passe dans la location de salle, ce qui limite les possibilités de rencontres et de débats avec la population et en même temps nous empêche de communiquer par tracts (l’action menée cette année serait impossible financièrement à renouveler). Nous ne pouvons accepter le retour à la démocratie censitaire



II – LE RAPPORT D’ACTIVITE 2010


Une réunion plénière a eu lieu le 14 janvier 2010, suivie de l’Assemblée Générale le 11 février. La réunion de rentrée des adhérents s’est déroulée le 28 SEPTEMBRE. Deux réunions publiques ont été organisées : - l’une le 8 Mars, par la Commission Urbanisme, sur les éco quartiers ; - l’autre le 2 décembre, par la Commission Europe, sur le thème du jumelage et des relations internationales. Le Conseil d’Administration souvent élargi, s’est réuni les 1er février, 10 mars, 7 mai, 15 septembre, 28 septembre et 17 novembre. La lettre de CAP A GAUCHE a été distribuée dans les boites aux lettres aux mois de mai- juin. Pour terminer, le Conseil d’Administration a rencontré les élus de l’opposition le 15 décembre pour favoriser une meilleur échange. La Commission communication a été créée récemment. Les personnes intéressées peuvent s’y inscrire. Les commissions rendent compte de leur activité


Commission Europe


Jean-Yves GUILLET, présente le rapport de la réunion publique du 2 DECEMBRE 2010 . Ce rapport a déjà fait l’objet d’un compte rendu sur notre blog, ci dessus


Commission Social

Sylviane GUILLET fait état du Bilan d’activités de la Commission Sociale :

I – L’année a commencé avec la poursuite de l’action sur la problématique Alzheimer : En janvier, les familles concernées par la maladie, ayant participé à la réunion publique du 14 novembre précédent (voir compte rendu sur notre blog ci-dessus), étaient invitées à poursuivre la réflexion avec la commission. Leurs témoignages personnels, fortement chargés d’émotion ont renforcé le besoin de mise en place des dispositifs locaux d’orientation, d’écoute et de soutien. (le CLIC nous paraissant répondre en partie à ces besoins) La commission a souhaité que CAP à GAUCHE remonte aux élus de l’opposition, les difficultés, les besoins exprimés par les familles sébastiennaises. Ce qui a été fait au cours des conseils municipaux de juin et septembre. Par ailleurs, la commission a voulu communiquer sur ce point par le biais de presse locale, ce qui n’a malheureusement pas été obtenu.

On sait que la Municipalité a mis en place à l’automne, avec la participation de l’association France AL.44 , une halte relais une fois par mois, pour permettre l’accueil des malades et de leurs familles, dans le but de les soulager. Ce dont on peut se réjouir, mais, ce qui nous semble insuffisant et ne pas répondre à tous les besoins. Nous allons rester vigilants quant à l’étude que le maire a sollicitée auprès du conseil des sages et des associations de PA sur le projet d’un CLIC.


II – A l’automne dernier, la commission a listé plusieurs thèmes qu’elle souhaitait aborder :

- le suivi de la maison de la petite enfance, lié au problème de garde des enfants de 2 à 3 ans, qui ne sont pas scolarisés.

- L’habitat et le vieillissement : l’habitat qui ne correspond pas toujours aux besoins des familles vieillissantes et en perte d’autonomie.

- Pauvreté et précarité : accroissement des besoins pour soutenir les familles en difficulté financière : rôle et besoins des association caritatives locales : secours populaire, restos du cœur ; secours catholique. Partant du constat, qu’il y a une augmentation des besoins pour soutenir les familles en grande précarité (pas seulement sur un plan alimentaire), la commission a choisi de porter sa réflexion pour la fin de l’année sur ce sujet d’actualité. Une rencontre a été programmée avec les associations qui interviennent localement pour savoir comment elles fonctionnent, mais aussi comment elles voient leur complémentarité avec les services publics dont c’est la compétence : service social de la mairie et services du conseil général. Dans un 2ème temps, il a été envisagé de faire une réunion publique sur ce sujet avec la participation des associations.

Il a été décidé que le suivi du dossier de la maison de la petite enfance se ferait parallèlement, au cours des réunions de la commission.


Commission urbanisme

Corinne LOYEN-ATTIF rappelle l’organisation et la visite d’un éco quartier à Bouguenais, il y avait environ 30 personnes. La commission souhaite renouveler cette action et poursuivre sa réflexion

Commission transports

Le travail de cette commission est un peu en veille. Rencontres avec le Maire de Bouaye, sur les circulations douces Attente de chiffres des études sur le transport public.

J. DENIAUD prend la parole et suggère de se concentrer sur le dossier circulation en se posant la question de savoir comment NANTES METROPOLE et la MAIRIE travaillent ensemble, afin de générer un débat à l’occasion des élections de 2014

Commission démocratie participative

Bernard Grassi rappelle que la commission avait rendu l’année dernière, son rapport sur le constat de la démocratie participative dans notre commune (que les dernières décisions ne modifient pas fondamentalement) ainsi que notre vision du besoin de démocratie participative.

Il nous reste à organiser un débat public sur cette question. Commission communication Hervé Camus informe l’AG de la création d’une nouvelle

Commission communication

Mise en place devant le constat des difficultés financières rencontrées, après l’opération de diffusion d’une lettre aux Sébastiennais. L’association ayant décidé de privilégier la communication par notre blog, le propos de la commission a été tout d’abord de faire vivre le blog, ce qui a été réalisé par une alimentation régulière de nouveaux articles. Ensuite d’en faire un véritable outil de communication et cela de deux façons. La première en organisant une consultation en réseau qui permet de toucher le plus grand nombre : chaque adhérent ou sympathisant reçoit un lien informatique à l’occasion de la parution d’un nouvel article, qu’il est invité à diffuser autour de lui. Par ce biais, nous pouvons désormais toucher des centaines de personnes. D’autre part en créant une source d’information régulière sur la commune, nous espérons ainsi attirer l’attention de la presse, ce qui au moins une fois a parfaitement réussi.


III – LE RAPPORT FINANCIER 2010


Le rapport financier ne fait que confirmer la problématique à laquelle se trouve confrontée l’association face à la politique discriminatoire de la mairie à notre égard. Néanmoins, l’association décide de maintenir la cotisation annuelle à 13€ pour permettre au plus grand nombre de pouvoir y participer.


IV - L’ORIENTATION


Au delà de la poursuite de l’activité des commissions et l’organisation de débats publics, plusieurs pistes sont affirmées par le débat avec les adhérents :

- Poursuite par tous les moyens d’action contre la politique discriminatoire de la mairie à notre égard sur les salles municipales. Pourquoi pas l’organisation de réunions dans le hall de la mairie pour exiger notre droit et interpeller la population ?

- Poursuite d’une politique de communication offensive par le blog

- L’organisation d’un débat public sur « Ma ville 2030 » dans le cadre du débat lancé par Nantes Métropole

- Mettre en place les moyens d’un échange avec les partis de gauches sur des thèmes ciblés



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mardi 8 février 2011

REUNION PUBLIQUE SUR LES RELATIONS INTERNATIONALES
A SAINT SEBASTIEN

Le 2 décembre dernier, en soirée, CAP à gauche organisait au centre Jean Macé une rencontre débat sur le thème de la politique municipale en matière de relations internationales. Les débats ont permis d’éclairer la problématique et de dégager des pistes de travail sur la manière de concilier les jumelages traditionnels avec le développement nécessaire de la coopération nord sud. Mais pour avancer y a-t-il à Saint Sébastien la volonté politique conséquente ?


Cette réunion a réuni plus d’une trentaine de personnes

Pourquoi cette réunion ?
Dans de nombreuses communes, comme à saint Sébastien, se sont crées des jumelages avec des villes étrangères. Ces jumelages ont été motivés d’abord, par le désir de favoriser la réconciliation franco allemande, puis par la volonté de rapprochement avec d’autres peuples européens, notamment sous l’influence des professeurs de langues, puis par le désir de nouer des contacts à l’est et parfois d’aider au désenclavement, après l’effondrement du bloc soviétique, enfin, par le développement de la coopération nord sud.
Quel sens, peuvent avoir aujourd’hui ces jumelages, au-delà de la recherche de « l’exotisme », de la pratique d’une langue étrangère, ou de rencontres festives ? Quels impacts ont-ils sur la population ? Comment y intéresser la population et en particulier les jeunes ?


Pour y réfléchir nous avions pris contact avec les municipalités de Rezé et de Bouguenais et l’ensemble des associations de jumelage de notre commune pour un échange de vue, aussi large que possible. Un empêchement de dernière minute, a empêché la mairie de Rezé d’y participer, mais, la mairie de Bouguenais et deux associations sébastiennaises représentant les jumelages avec Kaposvar et Glinde étaient représentées. Les échanges furent animés, intéressants et riches, tout au long de la soirée. Il en ressort les éléments qui suivent.

La mairie de Bouguenais, représentée, par une élue, référente d’un jumelage, et un fonctionnaire en charge des jumelages, nous présentaient l’expérience de leur commune.
Les relations internationales y sont portées par plusieurs élus, travaillant ensembles, témoin de la volonté de tout le conseil de s’investir dans ce travail. Il n’existe pas de comité de jumelage, mais une seule association, « Bouguenais jumelage ». A l’origine, les projets de jumelage étaient gérés par une commission extra municipale, qui s’est progressivement ouverte aux volontaires, avant de devenir en 1992 une association, qui agit dans le cadre d’une politique municipale définie avec les communes jumelées. Les élus ont voix consultative dans cette association. Chaque ville partenaire a son élu de référence, sans exclusive, ainsi un élu de l’opposition qui a une longue expérience des échanges avec les allemands est responsable des échanges franco allemands.
Les relations internationales y sont marquées par des valeurs politiques que la Ville veut promouvoir : solidarité, développement durable, laïcité, égalité homme-femme… Ces valeurs clairement identifiées comme objectifs servent aussi de critères dans les décisions à prendre. Il s’agit de faire partager ces valeurs dans un véritable échange réciproque, où chacun doit trouver son compte. Ce partage a vocation à devenir transversal et concerner toutes les villes jumelées.
Le choix des villes partenaires est parfois porteur de sens politique : soutien à la Palestine, soutien d’une ville nicaraguayenne suite à une catastrophe naturelle (cette ville, se situant dans l’opposition vis-à-vis du gouvernement central, n’avait pas reçu l’aide nécessaire).
Ces échanges avec ces deux pays sont empreints d’une grande richesse. Les Palestiniens demandent peu d’aide matérielle, mais sont très demandeurs d’échanges culturels, philosophiques, politiques.
L’aide vers le Nicaragua s’établit avec le concours d’une ONG sur place, qui implique la population dans les projets de développement, d’éducation.et rend compte des actions menées.
L’organisation associative de Bouguenais n’a pas la diversité de Saint Sébastien : une seule association recouvre l’ensemble. Mais il s’agit d’un choix politique destiné à promouvoir une démarche construite et cohérente.
Par ailleurs l’association est aussi confrontée à un phénomène de vieillissement des adhérents et à la difficulté de mobiliser la population sur les enjeux.


Le système instauré à Saint Sébastien est différent. Il comporte un office municipal, l’OMRI, constitué en association, présidé par une ancienne élue, désignée par le maire, et des représentants des structures de jumelage avec Glinde, Kaposvar, Porthcawl, Cernavoda et Kati qui peuvent prendre la forme d’une association ou d’une opération décentralisée.

L’association de Glinde est typiquement une association créée dans le cadre de la réconciliation franco allemande. Dans ce cadre elle a développé les échanges mutuels de personnes, en particulier de jeunes, ainsi que la promotion de la langue allemande. Elle retrouve un nouveau souffle avec l’Europe et la recherche du développement d’un esprit européen.
L’association de Kaposvar s’inscrit dans les expériences tirées de la chute du mur de l’est. Il s’agissait d’abord, de promouvoir les échanges avec des Sébastiennais, désireux de découvrir un pays très différent du nôtre, ensuite et surtout de permettre aux Hongrois de découvrir un pays occidental. Mais, l’action de l’association s’est aussi orientée vers des manifestations culturelles, expositions, conférences, rencontres autour d’un thème ou de produits. Enfin elle a développé des actions de solidarité, notamment avec les populations frappées par les boues rouges.

Le débat qui a suivi a mis en exergue trois problématiques.

1/ Y a-t-il lieu de bousculer les orientations traditionnelles de la coopération internationale, jugées par certains un peu dépassées, pour aller davantage vers le soutien et la coopération avec des pays en voie de développement ?

Cette position est soutenue par quelques intervenants qui considèrent que les motivations à l’origine des jumelages n’ont plus d’objet, et que ceux ci risquent de tomber dans le pur loisir.
Elle est vivement contestée, notamment par les représentants de l’association de Glinde. Ils considèrent que si le propos de la réconciliation franco allemande est aujourd’hui derrière nous, il n’en reste pas moins que le jumelage est un moyen très intéressant de découvrir concrètement les différences entre les peuples et en définitive de favoriser l’apprentissage de l’altérité et de la tolérance. C’est ainsi que l’association permet régulièrement l’échange de jeunes, qui peuvent apprendre à relativiser leur propre situation, par rapport à une autre réalité nationale. En outre, si la prévention du risque de guerre n’est plus la préoccupation première, la construction d’un esprit européen devient une nécessité, (que les derniers rebondissements politiques mettent en exergue), si l’on veut voir naître une véritable solidarité européenne.
Le débat, qui suit, met en évidence qu’il n’y pas lieu d’opposer les deux visions, qui ont, toutes les deux leur justification et qui dans certaines conditions peuvent d’ailleurs se rencontrer :
- Le jumelage traditionnel garde sa pertinence pour favoriser l’esprit de tolérance et développer une réelle solidarité européenne
- Il est aussi important, de favoriser l’aide au développement, car la coopération entre communes qui est au plus près des réalités, peut être particulièrement efficace. Cependant, la coopération ne s’improvise pas, elle est beaucoup plus complexe que les activités du jumelage classique. D’ailleurs l’expérience de Bouguenais montre qu’il est hautement souhaitable de s’inscrire dans le cadre, ou de bénéficier du soutien, d’organisations internationales, pour prévenir des erreurs que la seule bonne volonté ne suffit pas à éviter
- Par ailleurs, les représentants de Bouguenais font valoir que la coexistence des deux démarches est particulièrement intéressante car elle peut permettre, pourvu qu’on en ait la volonté, une fédération de plusieurs villes européennes dans le soutien concertée au développement et renouveler ainsi la perspective du jumelage.

2/ Comment impliquer davantage les Sébastiennais dans la coopération internationale ?

Les deux associations représentées, comme les représentants de Bouguenais, reconnaissent que l’impact du jumelage sur les populations locales reste limité et qu’il est difficile de mobiliser les habitants sur ce terrain. D’ailleurs, le renouvellement des adhérents, parfois vieillissants, est une préoccupation palpable, même si, en l’état, leur nombre est encore satisfaisant. Si l’existence des jumelages est bien connue des Sébastiennais, comment faire découvrir la réalité de ce qui s’y fait et sensibiliser aux activités des associations ?

A cet égard, les expériences conduites par l’association de Kaposvar sont particulièrement intéressantes. Depuis quelques temps, celle-ci a dépassé le seul cadre de l’échange de personnes, par des actions visant à mieux faire connaître les institutions et la culture de l’autre commune. C’est ainsi, qu’elle a organisé des expositions et des conférences sur l’art et l’histoire qui ont pu drainer des centaines de personnes. Il faut tout particulièrement noter le succès de sa dernière manifestation publique, où en présence du consul de Hongrie, des lectures choisies et dégustations de vins, hongrois, accompagnées de débats ont attiré plus d’une centaine de personnes, ravies de leur soirée.

C’est, sans doute, en élargissant ainsi le seul propos des voyages ou de l’échange de personnes à des sujets de société, culturels ou politiques, que l’on pourra trouver le moyen de développer le contact avec la population, et ainsi générer le renouvellement des adhérents.

Ceci étant, les opérations de coopération nord-sud, devraient également être bien plus développées. D’abord, en raison des besoins mais aussi, du nombre de jeunes retraités, désireux de mettre leur compétence et leur temps au service des autres. L’attitude de Bouguenais est, à ce titre, éclairante.



3/ Quelles orientations, quelles valeurs à mettre en œuvre, y a t-il un pilote de la cohérence ?

L’exemple de Bouguenais est particulièrement intéressant dans ce domaine, tant dans l’implication des élus et de tout le conseil municipal, que dans la définition de valeurs, ou de la définition d’une politique de référence élaborée dans la concertation.
La réalité sébastiennaise est très différente. Il n’existe pas une politique municipale, clairement portée et affichée par la municipalité, de nature à éclairer l’action des associations. L’office municipal qui pourrait jouer le rôle de pilote, s’il existait une politique municipale claire, n’a pour objet ou pour tradition que de répartir les subventions et accessoirement de jouer les bons offices pour tenter d’impulser certaines actions transversales. Les associations sont laissées à elles mêmes pour définir leurs valeurs et leurs objectifs. En définitive, il semble que la municipalité ne s’intéresse véritablement à ces associations que lorsqu’une de leurs actions est susceptible de lui rapporter des lauriers.
Cette situation, n’est pas sans intérêt pour les associations qui ont ainsi toute liberté pour agir. Un intervenant se demande même si ce n’est pas une bonne chose, car il estime que si cette municipalité devait s’en mêler, on pourrait craindre qu’elle le fasse sans concertation et d’une manière rigide. Néanmoins, l’opinion dominante, qui se dégage des débats, perçoit cette carence de la municipalité comme un défaut.

Pour notre association, il serait, sans doute, souhaitable, qu’il existe une véritable politique municipale des jumelages qui, dans les principes, éclaire l’action, tout en laissant aux associations la liberté de mise en œuvre nécessaire. Naturellement une telle politique ne peut avoir de légitimité que si elle est définie dans la plus large concertation, entre les villes jumelées d’une part et entre les associations et la commune d’autre part.


Faute de temps, (car à Saint Sébastien, bien qu’on loue une salle chère, il faut la libérer à 22h00 : bonjour la promotion et l’aide à la vie associative !), nous n’avons pas épuisé tous les sujets, en particulier la réflexion sur l’aide technique, la coopération : quels partenariat (coopération décentralisée, CCRE, communauté urbaine..). Cela pourra être l’objet d’une autre soirée.

samedi 22 janvier 2011

Meilleurs voeux pour 2011



Merci à Jacques et Catherine DANIEL (de Bouaye) de nous avoir fait découvrir ce mur porteur d’espoir et de valeurs qui nous sont chères.

Le Conseil d’Administration de CAP à Gauche


N'hésitez pas à venir nous rejoindre lors de notre:


Assemblée Générale

Samedi 29 janvier à 10h

salle Jean Macé

(centre social face à la médiathèque)