vendredi 7 décembre 2012

Communiqué sur le Carrefour des familles

               Ci joint la totalité du communiqué envoyé à la presse locale et parue dans les éditions de Ouest-France du mardi 27 novembre 2012 et de Presse-Océan du 1er décembre 2012.


Communiqué sur le Carrefour des familles

La municipalité met en place un nouveau dispositif d’animation sociale sur le territoire communal :
Le "carrefour des Familles"

On pourrait s’en réjouir, il est présenté comme : dynamique, d’actualité avec des préoccupations d’aujourd’hui et généreux car prenant en compte les inquiétudes et les questionnements de nombreuses familles de la commune .
Ce projet qui a été mené rondement ( 1ère réunion en juillet et démarrage le 17 novembre) a sollicité un grand nombre de partenaires
Les familles , 1ères concernées , ont été associées mais seulement un petit nombre est impliqué dans les réunions de travail de mise en place

En tant que citoyens acteurs politique dans la cité( CAP à gauche) Cette initiative nous pose plusieurs questions :
  • Pourquoi ce beau projet n’est-il pas parti de ce qui existait déjà sur la commune?: Un groupe de familles se réunissant depuis plusieurs années ds les Centres Sociaux Culturels avec des professionnels du social (CAF, Conseil général, CCAS) autour des questions de parentalité?
  • Pourquoi des associations locales, comme les « représentant les parents d’élèves » , «  le conseil jeunes » , « le conseil enfants «,  des organismes impliqués dans les suivis de jeunes en difficulté, comme « la mission locale « , » les services sociaux des collèges », la « PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) » n’ont pas ils pas été sollicités?
La mise en place de ce dispositif était-il si urgent au point de ne pas prendre le temps d’associer tous les partenaires locaux, travaillant avec les publics concernés par les difficultés d’emploi, d’éducation, objets des préoccupations des parents ?
Les thématiques proposées par la Municipalité répondent-elles à des demandes ou préoccupations réelles des familles?
Quelle est la reconnaissance et la place des parents déjà investis ds les groupes de « parentalité »?
 
Cap à Gauche aurait souhaité que la mise en place du « carrefour des familles » soit l’aboutissement d’une réflexion et d'un travail collectifs, menés par les familles, les associations et les professionnels impliquées sur le terrain

Il est dommage de constater que cette idée intéressante sur le fond, se prive une nouvelle fois à St Sébastien de l’avis et de l’expertise de ses habitants «investis »

mardi 9 octobre 2012

CAP à Gauche fait sa rentrée


COMPTE RENDU  DE LA REUNION DE RENTREE DES ADHERENTS
ASSOCIATION CAP A GAUCHE

SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2012


Notre réunion de rentrée des adhérents s’est déroulée le SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2012 à la Mairie Annexe du Douet – Place des Libertés.



  A l'ordre du jour:

-       Projets et perspectives de l’année 2012/2013
-       Travail des groupes existants et à créer
-       Accueil des nouveaux adhérents ou sympathisants
-       Inscription dans les groupes pour ceux qui le souhaitent
-       Calendrier prévisionnel par groupe pour les réunions générales.


En introduction, Hervé Camus (président) rappelle notre engagement dans un groupe de travail avec les élus de gauche et les partis (PS et EELV) que nous qualifions de groupe de travail "inter gauche"

Une prochaine réunion est prévue le LUNDI 15 OCTOBRE 2012 : Il s'agit pour nous de penser notre investissement dans ce groupe et dans le travail à venir dans la perspective 2014

A ce jour, il y a 3 groupes de travail dont deux sont pris directement  en charge par CAP à Gauche et un quatrième en projet :
  • un groupe de travail Démocratie Participative (CAP à Gauche) 
  • une commission sociale de CAP à Gauche 
  • un groupe atelier prospective
  • une commission culture en projet (commission existante à réactiver) 
 
 
Ci-dessous pour chaque groupe:
  • Présentation des différents groupes
  • Fixer des Thématique
  • Fixer des temps de rencontre .

COMMISSION SOCIALE: 
Référente : Sylviane GUILLET
  
La commission sociale est composée de membres de CAP à gauche qui ont envie de réfléchir aux problématiques « sociales » qui se posent et se vivent au quotidien sur le plan local : logement, vieillissement, emploi, santé, familles….
 
La commission définit un thème de réflexion mais se veut attentive à l’actualité du moment ;

Elle se saisit, des préoccupations, des aspirations, des personnes concernées.

La commission interpelle alors les acteurs locaux ; leurs témoignages  enrichissent sa réflexion et alimentent les projets qui permettraient d’améliorer la situation (ex : des responsables d’association caritatives qui ont fait part de leurs actions de lutte contre la précarité)

Elle organise aussi des  réunions débat qui réunissent les acteurs locaux et tous ceux qui s’intéressent à la réflexion;

L'objectif étant d'informer, d'échanger, de construire ensemble des projets, de susciter l'envie d'être acteur au quotidien.

Cette commission qui l'an passé a fait un gros travail sur la précarité, s’est réunie le 12 septembre dernier autour de thèmes d’actualité. Un thème a particulièrement retenu l'attention de la commission en ce mois de septembre 2012 :
 
La Parentalité

Thème qui est apparu à l'occasion du carrefour des familles mis en place par la Municipalité, où il est envisager d'investir des parents dans l'action.
La commission sociale s’est imprégnée de ce sujet et pose des questions:
  • Les élus de l’opposition ne sont pas informés, Pourquoi ?
  • Les deux centres socio-culturels travaillent sur ce thème depuis des années ; or, ce projet semble accaparé par la Municipalité, et récupéré par les élus. Quelle place pour les acteurs?
  • Quelle place aussi est laissée aux services municipaux? 
  •  La commission souligne que  ce dispositif est un « clés en mains » qui donne le sentiment plus d'un "effet vitrine" que d'un projet vraiment réfléchi pour répondre aux besoins

Une fois les remarques et les manques constatés, il est proposé que CAP à GAUCHE puisse inscrire ce thème dans des réunions de réflexion autour :
  • des expériences menées dans d'autres villes (voir Ville d’Orléans par ex)
  • du temps scolaire qui , dans la perspective de la réflexion autour des rythmes scolaires, est appelé  à évoluer: place des municipalités? Contrat Educatif Local (CEL)? Place des parents et de leurs associations? ....

Le travail de ce groupe vous intéresse :
A noter 
PROCHAINE REUNION LE 14 NOVEMBRE 2012

Prendre contact par mail : sylvianeguillet@hotmail.fr.




A partir de ce questionnement, il est décidé de lancer un travail transversal à toutes les commissions sur le thème de:
l'Intergénération 
(relations avec les parents et grands parents, le logement …)



Une première réunion de travail sur ce thème est fixée 
le 19 OCTOBRE 2012  
Toutes les personnes intéressées par les thématiques touchant l'intergénération sont les bienvenus 

Contact:anne-marie.ledebt@laposte.net



ATELIER PROSPECTIVE: 
Référent  Jean-Paul DUMONCEAUX

Cet atelier a inscrit sa réflexion dans la démarche de la Métropole:
 "Ma ville demain - Nantes 2030" 

Passé la phase diagnostic, c’est maintenant la phase prospective qui s'engage. Phase la plus difficile, qui doit tenir compte des différents points de vue dans le groupe: Quelle ville penser? une ville active privilégiant l'économie ou la qualité de vie?

Il s’agit maintenant de présenter une prévision en prenant en compte les principaux facteurs de changement que sont:
  •  La Démographie/ Le Logement
  •  Le coût de l'Energie
En 2030 : quelle urbanisation ?
  • Mettre l'accent sur l'agriculture? Quelle place pour cette activité dans la ville?
  • Quelle identité pour la ville? Quelle culture?
  • Quelles réflexions sur les transports et les déplacements?
Pour s'associer à ce groupe et participer aux réflexions:
Contact : atelierprospectivestseb44@gmail.com




COMMISSION CULTURE

Les travaux de l'atelier prospective ont mis en avant le besoin d'engager une réflexion sur le thème de la culture. A l'intérieur de CAP à Gauche, une Commission CULTURE a existé et depuis la fin du centre socio-culturel René COUILLAUD n’a pas refait surface. de nombreuses personnes ont fait part de leur intérêt pour un travail autour de cette thématique. Il est donc décidé de relancer cette commission.


Prochaine réunion prévue le mardi 30 octobre 2012

Pour s'associer à ce groupe et participer aux réflexions:
Contact : capagauche@orange.fr


GROUPE "DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE"
 Référents: Bernard GRASSI - Hervé CAMUS
 
La réflexion sur le thème de la démocratie participative est au cœur du travail de CAP à Gauche depuis les années 2000. Sur cette période de plus de 10 ans, l’approche et les enjeux ont évolué.
  • Rencontres avec des villes qui ont expérimenté les premières démarches de démocratie locale puis participative, fin 90/début années 2000
  • Observation et analyse de la démarche mise en place à Saint Sébastien sur Loire
  • Aujourd’hui, quel projet de démocratie participative proposé à nos concitoyens demain ?

Les membres de ce groupe sont attachés à proposer une démarche de démocratie où le citoyen soit le plus souvent associé, acteur de la vie de sa commune et de son territoire. Ces derniers mois, ils ont mené un travail approfondi sur ce thème et ont présenté les bases d’un futur projet qui doit être maintenant débattu et affiné.

Fin juin, le travail sur la démocratie participative a été présenté aux autres membres du groupe "inter gauche". De nombreux adhérents de CAP à gauche  souhaitent que le Compte Rendu  du projet "DEMOCRATIE PARTICIPATIVE" soit  remis aux adhérents de CAP à GAUCHE, puis dans un deuxième temps posté sur le blog.

Le travail de ce groupe vous intéresse :
A noter
 PROCHAINE REUNION LE 11 Octobre 2012
Prendre contact par mail: capagauche@orange.fr



 En conclusion, il est apparu lors de cette réunion qu'il était nécessaire de mieux faire connaitre notre travail et nos réflexions. Notre association souhaite faire vivre la démocratie dans notre commune et doit pour cela alimenter les débats et le faire en toute TRANSPARENCE. Plusieurs propositions et décisions sont alors envisagées:
  • Il est  décidé  diffuser ce Compte Rendu sur le blog.
  • d'inviter les personnes intéressées qui se reconnaissent dans nos valeurs à nous rejoindre
  • d'alimenter de façon plus soutenue le blog
  • Il est proposé de créer un groupe COMMUNICATION 2014 (à faire valider lors de la réunion du 15 OCTOBRE prochain)
  • Enfin, de diffuser un calendrier de nos activités



DATES A RETENIR  
A NOTER QUE CES REUNIONS AURONT LIEU à la MAIRIE ANNEXE DU DOUET 
 PLACE DES LIBERTES

1er DECEMBRE 2012 
REUNION GENERALE DE REFLEXION SUR LE THEME: INTERGENERATION (préparation le 19/10 voir ci dessus)


2 FEVRIER 2013 : 
ASSEMBLEE GENERALE

13 AVRIL 2013 & 15 JUIN 2013 
REUNIONS  THEMATIQUE (si possible publique)



vendredi 27 avril 2012

1er Mai, mobilisons nous


Pour reprendre la proposition de Jean-Claude LE FLOCH ,

Le C.A. de CAP à GAUCHE

Invite un maximum d’entre vous à se mobiliser le plus largement possible, lors du défilé du 1er mai et vous y donne rendez-vous.


Le rassemblement est prévu  
 à 10 Heures 30,
 place du Commerce.


Il n’y a ni bus ni tram, ce jour-là. 
  • pour un départ covoiturage, RDV à Grèneraie, à 10 heures 
  • et regroupement avec ceux qui s’y rendent à pied, à cheval ou à vélo : RU Ricordeau (près CHU côté parking), de 10 heures 15 à 10 Heures 30.

Dans ce contexte, ce 1er MAI doit être un moment fort de mobilisation


 Le CA de CAP à GAUCHE

« Agir contre la précarité »: un bon débat



 « Agir contre la précarité »
Compte rendu du débat public du 10 Mars 2012

les intervenants :
  • Monsieur Landier, adjoint à la Solidarité et au logement de la ville de Rezé. 
  • Monsieur Autes responsable du CCAS de Rezé, 
  • Madame Bigeard, adjointe à la solidarité et au logement de la ville de Bouguenais, 
  • Monsieur Hazard, responsable du Secours populaire de Saint Sébastien, 
  • des bénévoles du Secours Catholique, des Restos du Coeur, des actions Jardin'Age et du Point Café.
 
 
Un peu plus d’une trentaine de participants(es) sont présents.

Rappel des objectifs de l’association :
Participer à la vie de notre cité c'est à dire:
  • Etre à l'écoute des personnes qui nous entourent
  • Se saisir de leurs questions, de leurs préoccupations, de leurs aspirations,
  • Donner la parole aux citoyens,
  • Penser la ville aujourd'hui et demain
  • Informer, échanger, construire des projets, susciter l'envie d'être acteur au quotidien.
  • Pour Cap à Gauche faire de la politique c'est tout cela.

Des commissions sont organisées au sein de Cap à Gauche dont la commission « Vie sociale » qui a organisé le débat

 En introduction
A Saint -Sébastien comme partout la précarité est en augmentation. De plus en plus de familles monoparentales, de jeunes, des salariés pauvres, de retraités sont dans des situations sociales, psychologiques et financières difficiles.
Des villes, des associations mettent en place des actions pour répondre aux besoins vitaux des personnes en situation de précarité. La santé, les besoins alimentaires, rester acteur de sa vie et maintenir le lien social sont les  points abordés  à travers les différents témoignages.

  • Monsieur Landier, témoigne que la Ville et le CCAS de Rezé sont très engagés au niveau de la précarité. 
Il rappelle qu'il existe : une aide alimentaire, énergétique celle-ci étant de plus en plus sollicitée face à l'augmentation du gaz, de l'électricité et de l'eau. Il va s'attarder sur la santé.

           Un service de prévention santé est mis en place autour de 4 axes : les addictions, l'hygiène des enfants à l'école, la prévention autour d'un public en insertion, des actions de prévention auprès des services municipaux. Une action existe depuis 15 ans et s'est développée. Elle s'adresse aux salariés de Oser et de Forêt vivante. L'objectif est d'impliquer ce public dans une démarche de promotion de la santé, d'hygiène de vie et d'intégration dans le système de soins. 2 infirmières assurent l'animation. Les risques professionnels et domestiques sont abordés et l'accès à une mutuelle. La CPAM, les Sapeurs Pompiers, Médecin, Psychologue etc....interviennent. «La personne qui ne peut plus se soigner se dégrade, le bien-être personnel est essentiel. Faire en sorte de donner sa chance à tous et considérer l'Homme dans sa globalité.» déclare Monsieur Landier
             Une aide à l'acquisition d'une mutuelle.
Cette aide est proposée aux personnes qui ont des revenus se situant au-dessus du seuil qui permet d'obtenir « l'aide à la complémentaire santé » octroyée par la CPAM, elle-même réservée aux personnes se trouvant juste au-dessus du seuil de la CMU. Cela permet surtout de vérifier si les démarches sont effectuées car il est constaté que  bien des personnes ignorent leur droit. Par conséquent, très peu  sont éligibles à l'aide à l'acquisition d'une mutuelle.
Monsieur Autes rappelle que politiquement la santé ne dépend pas de la commune mais de l'ARS (agence régionale de santé) Par contre, une commune ne peut pas occulter ce problème santé chez ses citoyens.

15% des ménages sont sous le seuil de pauvreté. Une étude du COMPAS déclare que entre 2010 et 2011,les ménages les plus pauvres ont des revenus mensuels qui baissent de 200€ et les ménages les plus riches ont des revenus en augmentation de 700€
Sur Rezé en 2009,on comptait 370 ménages aidés, en 2010 ,422 et en 2011,499.La précarité augmente. M. Autes rappelle que la ville de Rezé n'est pas uniquement dans une logique de dépannage, elle met en place des services épicerie sociale, service prévention etc....; avec des professionnels du social chargés d 'accompagner les personnes vers une certaine autonomie.
Un travail avec les mutuelles est en projet. La santé mentale, les souffrances psychologiques et sociales sont difficiles à appréhender. Il est nécessaire de travailler en réseau avec les professionnels spécialisés dans la santé mentale et le problème des addictions.
« Des initiatives sont à prendre sur le terrain ne pas tout attendre de l'état »

Question
Comment se procurer le document explicatif du module santé vitalité? Au CCAS de Rezé
  
Des constats
 Lorsqu'une personne fait une demande de CMU à la Sécurité Sociale, la réponse est parfois donnée au bout de 2 à 3 mois. Des problèmes administratifs sont souvent la cause de difficultés pour aborder les soins médicaux nécessaires avec sérénité.
D'autre part les permanences Sécurité Sociale à Saint Sébastien comme dans d'autres endroits sont en diminution. Le service de proximité, le contact humain ne sont plus prioritaires .


  • Monsieur Hazard nous trace un rapide tableau du Secours populaire
sur le plan départemental
1800 bénévoles, 6000 personnes aidées , 30 structures ,19 comités , des antennes.
A Saint-Sébastien, 30 bénévoles s’activent pour répondre aux besoins :
  • Aide alimentaire
  • Aide vestimentaire
  • Action vacances
  • Action dans le monde
« Tout ce qui est humain est nôtre »
Une épicerie solidaire est mise en place avec aujourd'hui un choix alimentaire. C'est la 3ème année de fonctionnement. La Ville apporte son soutien au niveau des locaux mis à disposition, de la prise en charge des factures énergétiques, d'une subvention annuelle.
L'approvisionnement des produits frais se fait au MIN. Il existe une structure Secours populaire. Des bénévoles trient les produits invendus et conservent 50% de ce qui est donné.
Les conserves et le lait viennent de la centrale de collectage d'Aigrefeuille. D'autres  produits sont achetés dans les grandes surfaces locales.
Les sources de financement proviennent de la vente des vêtements, de diverses activités, collectes, dons. Le budget est de 50000€.
En général, 15€ de dépenses au secours populaire c'est = à 50€ dans une grande surface.

Pour accéder au Secours populaire, les personnes passent par le CCAS ou le Conseil Général. Ils sont aidés selon des barèmes
En 2007 :50 à 60 ménages sont aidés
En 2009 :88
En 2010 :97
En 2011  :111
Les femmes seules avec enfants sont en augmentation. Etrangères 1/3 et Sébastiennaises 2/3

La devise du Secours populaire "Je ne te demande pas ton origine, ta croyance mais dis-moi quelle est ta souffrance?"

Questions
Il manque un lieu d'accueil au Secours Populaire pour le respect de la confidentialité, pour mieux écouter et sans doute pour mieux orienter les personnes vers d'autres structures, d'autres compétences lorsque cela est nécessaire.
Plus globalement, existe-t-il une coordination des actions?
A Rezé et à Bouguenais, il existe une coordination au niveau du CCAS et un comité de concertation pour la refonte des aides facultatives en lien avec le Conseil Général à Bouguenais.


  • Madame Bigeard nous confirme que face à l'évolution de la population sur Bouguenais, dans le cadre de la loi Dallo, du contingent préfectoral, de la population gens du voyage, la précarité est en pleine évolution. 
L'idée de créer le CESAM (centre d'échanges solidaires d'aide municipale) s'inscrit dans la politique du CCAS. En 1993, un nouveau projet d'action sociale autour de l'idée principale « Prendre en compte les besoins élémentaires de tous » 1400 logements sociaux sont gérés par le service logement
En 1994, un groupe de réflexion se penche sur l'aide alimentaire comme outil d'insertion. En 1995, c’est le développement à partir d'une épicerie, des actions individuelles et collectives contribuant au lien social et à la conquête d'une meilleure autonomie des personnes avec une professionnelle du social, un agent d'accueil, des locaux adaptés. En 2012, le budget de l'épicerie sociale est de 76000€ hors frais du personnel.

Comment se fait l'entrée au CESAM?

L'usager fait une demande près du travailleur social du CCAS ou du Conseil Général (CMS. Le dossier est transmis au CCAS, puis au Conseil d'administration qui décide de l'attribution de l'aide alimentaire  selon des critères définis. En effet le CCAS de Bouguenais a fait le choix de recruter des professionnels du Social. Une Assistante Sociale accompagne les personnes de 25 à 60 ans qui sont seules sans enfant. Une autre Assistante Sociale accueille les jeunes de 16 à 25 ans et travaille avec eux l'aspect logement et insertion professionnelle en lien avec la mission locale. Les familles avec enfants sont prises en charge par les Assistantes Sociales du Conseil Général. Des fiches CASU sont complétées indiquant: l'identité, les ressources, les dépenses et le rapport du travailleur Social développant le pourquoi d'une demande alimentaire.
Tout dossier passe par le CASU, la CESF, la responsable du CCAS, l'élue, la secrétaire attribuent une ligne de crédit selon le reste à vivre, selon le quotient, pour 1 ou 2 mois. Si 3 mois sont nécessaires le point est fait avec le travailleur social et la CESF du CESAM.
Avec un chéquier personnalisé, les personnes peuvent venir au CESAM faire leur course le mardi ou le jeudi tout la journée. Elles trouvent des produits classiques, des légumes bios à prix réel. C'est un libre service avec des conseils nutritionnels en plus.

Le CESAM est un outil d'insertion sociale qui donne des informations, des conseils sur la vie quotidienne (alimentation, budget, consommation, démarches administratives.
Intervention complémentaire aux services sociaux référents. Il existe une signature d'un protocole avec le Conseil Général.
  • Accueil et lien social(pause café)
  • Animations collectives au sein de la structure (cuisine, sorties, infos) en partenariat avec Maison pour Tous
Harmonie et transversalité entre partenaires sont des points essentiels pour conduire les personnes vers l'autonomie.



Les situations rencontrées:

Les jeunes sans qualification et ou en rupture scolaire sont accompagnés par le service d'aide à l'emploi
Les personnes en précarité économique et professionnelle(licenciement,peu de proposition de travail,manque de qualification)
Les situations familiales complexes(séparations et familles recomposées)
Problèmes de santé importants limitant l'insertion professionnelle( arrêt de  maladie longue durée,reconnaissance TH,invalidité,AAH)Les conditions de travail et le stress amplifient ces problèmes de santé.
60% des ménages concernés ont un reste à vivre inférieur à 5€ par jour et par personne
42% des ménages concernés sont allocataires du RSA
Les familles monoparentales représentent 44%
Les couples avec enfants 21%
Les couples sans enfant 5%
Les personnes seules 30%
En 2011,plus de 25% de ménages  se sont adressés au CESAM.
Le CCAS de Bouguenais a la volonté de travailler avec tous les partenaires.

  • Des bénévoles se sont exprimés sur l'action de jardin'âge. C'est une action portée par le Centre Socioculturel de l'Allée verte.
En Septembre 2008 le Conseil général constate que l'isolement des personnes âgées est important. Différentes associations se sont retrouvées pour aborder cette problématique, d'un côté des personnes isolées ne pouvant plus s'occuper de leur jardin et de l'autre côté des jardiniers en attente de jardin. Un projet écrit par le centre a vu le jour. Cette action jardin'âge concerne les personnes de + de 60 ans, qui ont une mobilité réduite ou handicap, qui possèdent un jardin mais avec l'impossibilité de s'en occuper, ne pas se substituer aux enfants, ne pas venir en concurrence avec les salariés, avoir un quotient familial  inférieur à 1000€.

Suite à un questionnaire:30 personnes sont en attente d'un jardin sur le secteur et 90 sur la Crapaudine
L'objectif de cette action est de répondre aux besoins, de lutter contre l'isolement, de développer la notion de solidarité, de prévenir la dépendance, de faire de l'éducation à l'environnement et au développement durable.

En 2010,28 binômes fonctionnent, 42 accueillants sont contactés, 32 jardiniers. Les rencontres sont régulières:40% de jardiniers vont tous les jours faire un tour,d'autres vont une fois par semaine
93%sont satisfaits de cet échange
C'est une action pilote en phase d'expérimentation.
C'est une action qui nécessite de travailler entre associations.

Une personne qui assure le jardinage témoigne
Depuis 1 an elle fait le jardin d'un vieux monsieur. Elle y va 3 fois par semaine, elle nettoie, défriche et cultive. Au départ la communication est difficile, puis elle fait connaissance avec la fille du Monsieur et les petits enfants. Elle partage les récoltes.
Ce qui est important c'est la signature  d'une convention entre la personne qui jardine et l'accueillant.

Question
Comment s'effectue la mise en œuvre de ce duo?
Par une salariée animatrice à temps partiel qui est rattachée au centre socioculturel de l'allée verte.

  • Une personne bénévole du point café nous indique que cette action est rattachée au Centre socioculturel de la Fontaine 
Ce sont surtout des retraités qui ont besoin de rompre avec un certain isolement qui se retrouvent le mardi et ou le jeudi après-midi de 14h30 à 17h dans une salle de la rue de la Galtière. Ils discutent, organisent des sorties, font des jeux de société, partagent un repas de temps en temps au centre de la Fontaine. Ils sont 12 à 15 à venir assez régulièrement. Le café est à 30 centimes.


  • Une personne du secours Catholique nous informe que 1900 bénévoles s'activent sur le département. 
Les activités sont sensiblement les mêmes qu'au Secours Populaire. Des lieux de convivialité sont mis en place avec la présence de professionnels (Psychologue, Conseillère en économie sociale et familiale). Un atelier couture permet de redonner une nouvelle vie à des vêtements. Les demandeurs d'asile sont accueillis.
Les bénévoles sont formés toute l'année, mais ne remplacent pas les professionnels. Un partenariat existe. Le Secours Catholique développe un partenariat utile et compétent.


  • Au resto du Cœur de Saint Sébastien, 400 familles sont inscrites. 
Elles viennent de différentes villes. Beaucoup d'étrangers sont accueillis avec les difficultés de communication à cause de langues différentes et de cultures différentes. Les bénévoles sont formés.(SS,EDF,CAF,etc....)

Madame Bigeard précise qu'un travail avec les partenaires associatifs, avec le Conseil Général, la CAF, la Sécurité sociale etc est prioritaire. Il est nécessaire de signer des conventions pour faciliter le travail et la continuité dans le temps. Quand il y a des dysfonctionnements, ne pas hésiter à refaire le point.



A travers ces témoignages, les participants constatent que :

Dans les associations les bénévoles ont leur limite, ils travaillent en complémentarité avec les professionnels.
A Bouguenais comme à Rezé, le CCAS coordonne les actions. Face à l'augmentation des besoins sociaux, la politique de ces villes est déterminée, des choix municipaux s'effectuent.
Le social est prioritaire. « Si nous donnons de l'argent, un accompagnement est obligatoire». Les compétences, la formation reçue, rendent le professionnel plus légitime dans cette fonction d'accompagnement qu'un bénévole qui est  peut-être le voisin.
Mais bénévoles et professionnels demeurent complémentaires.

Cap à Gauche remercie les intervenants et le public. Cette matinée fut très riche en informations, en échanges. Elle nous a permis de découvrir des actions possibles, lorsque la politique de la ville est définie et que le social est prioritaire. L'accompagnement des personnes en situation précaire est primordial car seul, l'assistanat ne leur permet pas de retrouver une certaine autonomie.
La transversalité et la coordination des actions entre partenaires associatifs et institutions, entre bénévoles et professionnels sont indispensables pour assurer une meilleure visibilité des actions, une meilleure complémentarité, un soutien dans le plus grand respect des personnes concernées.

mardi 21 février 2012

AGIR CONTRE LA PRECARITE

L’association Cap à Gauche organise une matinée débat :

AGIR CONTRE LA PRECARITE

SAMEDI 10 MARS à 9h 30

Centre social 7 rue J Macé,

Saint Sébastien sur Loire

et invite des élus, des professionnels, des bénévoles, des citoyens œuvrant sur le terrain, à échanger sur des actions solidaires menées autour de :

La santé, l’aide alimentaire et le lien social.

Face au nombre croissant de familles en situation de précarité, des élus municipaux, des bénévoles d’associations ont mis en place des actions qui apportent des réponses aux besoins toujours plus nombreux.

Participeront à ce débat :

- un élu de la Ville de Rezé pour l’Action Prévention Santé et l’aide financière pour l’accès aux mutuelles,

- un responsable de l’Epicerie solidaire du Secours Populaire de Saint Sébastien sur Loire,

- une élue de la Ville de Bouguenais pour l’Epicerie Sociale

- un bénévole du centre socio culturel de l’Allée Verte pour l’action Jardinage,

- un bénévole du centre socio culturel de la Fontaine pour l’action Point Café.

VENEZ NOMBREUX